Take (a)back the economy

    Exposition
    collective
    • 📅17.04.2019
      07.07.2019

    À l’invitation du CACC, la curatrice Barbara Sirieix propose l’exposition Take (a)back the economy rassemblant les artistes Anne Bourse, Ève Chabanon, Hanne Lippard, Ernesto Sartori et Jay Tan.

    Le nom s’inspire du titre de l’ouvrage take Back the Economy paru en 2013 et co-signé par JK Gibson-Graham avec Jenny Cameron et Stephen Healy. Le travail de JK Gibson-Graham, économistes et géographes féministes, envisage l’économie non plus comme système ou espace capitaliste unitaire mais comme une zone de cohabitation et de contestation de formes économiques multiples – une critique de ce qu’elles nomment le « capitalocentrisme ». À travers l’image d’un iceberg, elles ont mis en valeur différents régimes de visibilité au sein de l’économie. Il y a ce qui est au-dessus du niveau de l’eau – le travail salarié, la production marchande, le commerce capitaliste, et ce qui est immergé – le travail non salarié, les économies non marchandes ou non monétarisées, les transactions dans le foyer ou au sein des communautés, les coopératives, les travailleur.euse.s indépendant.e.s, le don etc. En soutenant d’autres formes de relations au sein d’une économie diversifiée, leur projet est d’encourager l’autodétermination économique des individus, notamment à travers la création d’un langage plus inclusif. Leurs concepts génèrent des outils de réflexion sur les économies de la production artistique nous permettant de considérer certaines choses moins visibles : ce qui se passe en dehors de la galerie, de l’atelier… ou ce que l’on n’a pas l’habitude de considérer comme faisant partie de l’économie de l’art ou de l’artiste. Quelles sont ces activités invisibles ? Quelles sont les économies non capitalistes d’un.e artiste ? Quel est le langage de ces économies ? L’intérêt des artistes pour leur production signifie-t-il nécessairement une logique productiviste ? Ces réflexions se positionnent dans un contexte politique où l’économie des travailleur.euse.s de l’art est remise en question ainsi que les cadres institutionnels qui l’entourent. Plusieurs études réalisées en France et à l’étranger démontrent que ces travailleur.euse.s, bien qu’actif.ve.s dans un secteur à forte rentabilité, sont pour la plupart dans une situation de forte précarité. D’autre part, en pensant la production artistique dans le contexte d’une économie diversifiée, il s’agit de regarder chez les artistes des économies plus lentes, des processus contreproductifs ou des questions écologiques. Les artistes Anne Bourse, Ève Chabanon, Hanne Lippard, Ernesto Sartori et Jay Tan développent des perspectives singulières sur l’économie de la production artistique, qu’il s’agisse de faire interagir celle-ci avec des activités et des objets situés hors de l’espace et du temps symbolique de leur travail artistique, de considérer l’espace politique et géopolitique de la production et/ou du recyclage d’objets ou de langages économiques.

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    Artistes

    Anne Bourse, Eve Chabanon, Hanne Lippard, Ernesto Sartori et Jay Tan

    Commissariat

    Barbara Sirieix

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    Samedi Arty

    Festival
    2019
    BIOGRAPHIE D’ANNE BOURSE

    Anne Bourse (1982, France) vit et travaille à Paris. Diplômée des Beaux- Arts de Lyon, sa production se déploie sur différents médiums comme le dessin, la peinture et la sculpture majoritairement textile. À travers ces formes, elle entremêle dans un va et vient continu fragments biographiques et référence à l’histoire de l’art. Son travail a été présenté au Parc Saint Léger (Pougues-les-Eaux) en 2015, à Mains d’OEuvres (Saint Ouen) et au Centre International d’Art et du Paysage (Vassivière) en 2016, à la galerie Florence Loewy (Paris) en 2017, à la galerie Marcelle Alix (Paris) à Pauline Perplexe (Arcueil) en 2018 et plus récemment à la Fondation Ricard (Paris) et au CAC Brétigny.

    BIOGRAPHIE D’ÈVE CHABANON

    Ève Chabanon (née en 1989, France) vit et travaille à Londres. Elle a étudié à la Haute École des Arts du Rhin (HEAR) de Strasbourg, à Paris IV Sorbonne, et à Open School East à Londres / Margate. À travers la performance, l’écriture, la vidéo et la sculpture, l’artiste crée des situations hors du quotidien qui produisent des espaces de questionnement et de débat, à l’intérieur et à l’extérieur de structures éducatives ou institutionnelles. Elle y réunis des communautés locales, des groupes marginalisés, ou au contraire constitue des collectifs, développant ainsi une pratique discursive basée sur la collaboration et l’implication d’acteurs du champs social sur des sujets de société. Elle est la Lauréate de la 9ème édition du Prix Science Po. Son travail a récemment été présenté à Lafayette Anticipations (Paris) ; au Frac Grand Large, Hauts-de-France (Dunkerque) ; aux D.O.C (Paris) ; au Diep-Haven Festival, ONCA Galery (Brighton) ; au Palais de Tokyo (Paris ; à la South London Gallery (Londres). Elle est l’artiste sélectionnée par l’Institut Français pour la résidence Te Whare Hera, à Wellington en Nouvelle Zélande pour 2019.

    BIOGRAPHIE D’HANNE LIPPARD

    Hanne Lippard (Norvège/Allemagne), née en 1984 à Milton Keynes, en Grande Bretagne, vit et travaille à Berlin. Dans sa pratique, elle explore la voix comme médium. Ses textes sont visuels, rythmiques et performatifs plutôt que purement informatifs, et elle fait connaitre son travail par divers moyens, dont des courts métrages, des pièces sonores, des installations et des performances. Parmi ses performances et expositions les plus récentes on peut citer les suivantes : Nam June Paik Award 2018, Westfälischer Kunstverein, Münster, Ulyd, Kunsthall Stavanger, Stavanger et FriArt, Friboug (2018), Voici Des Fleurs, La Loge, Bruxelles (2018), Blind Faith, Haus Der Kunst, Munich (2018), Slutten, Kristiansand Kunsthall, Kristiansand, Norvège (2017), Numb Limb, David Dale Gallery, Glasgow, (2017), Coast Contemporary, Norvège (2017), Norsk Skulpturbiennale, Oslo, (2017), Pocket, SALTS, Bâle (2018) Flesh, KW, Berlin, (2017) ars viva 2016 ; Index- The Swedish Contemporary Art Foundation, Stockholm, (2016) ; AUTOOFICE, *KURATOR, Rapperswil, (2016), Fluidity, Kunstverein, Hamburg (2016), Galerie für Zeitgenössische Kunst, Leipzig (2016), 6th Moscow Biennale of Contemporary Art, Moscou (2015), The Future of Memory, Kunsthalle, Vienne (2015), Transmediale, Berlin (2015), Bielefelder Kunstverein, Bielefeld, (2015), Unge Kunstneres Samfund, Oslo (2014), Berliner Festspiele, Berlin (2013) ; Poesía en Voz, Mexiko (2012).

    BIOGRAPHIE D’ERNESTO SARTORI

    Ernesto Sartori est né en 1982 à Vicenza (Italie). Depuis plus de trois ans, c’est à Bruxelles que se développe son travail en atelier. Ses peintures et installations ont récemment été montrées à The Community, Paris, au Centre international d’art et du paysage, Vassivière, à l’Académie des Beaux- Arts de Bruxelles, au Pavillon Blanc, Colomiers, à l’Espace Madeleine Lambert de Vénissieux, au Centre d’art Passerelle à Brest (cur. Etienne Bernard and Antoine Marchand), ainsi qu’en extérieur, dans les Jardins des Tuileries à l’occasion de la FIAC, mais aussi dans les jardins de la Cité de la céramique de Sèvres. Un ensemble marquant d’oeuvres a été conçues et exposées dans le cadre de la programmation hors-les-murs du Parc Saint-Léger, Pougues-les-Eaux (cur. Franck Balland). Au plus près de l’actualité, la galerie Marcelle Alix, qui représente Ernesto Sartori, lui consacre une exposition personnelle, intitulée crepuscoli spiangenti (du 7 février au 30 mars 2019).

    BIOGRAPHIE DE JAY TAN

    Jay Tan fait de la sculpture, de la performance, du son et de la vidéo. Elle a grandi dans le sud de Londres dans les années 80, en supposant que la plupart des chefs d’État étaient des femmes. Actuellement, elle vit et travaille à Rotterdam, où elle cogère également le nouvel espace communautaire Tender Center. Elle a terminé sa maîtrise en beaux-arts à l’Institut Piet Zwart en 2010 et a été résidente à la Rijksakademie en 2014/15. Elle a présenté ses oeuvres dans de nombreuses institutions dont les suivantes : Kunstverein Langenhagen, Centre d’art contemporain Ujazdowski Castle, Varsovie, Ellen de Bruijne projects et Galerie van Gelder, Amsterdam, Futura, Prague, Kunstverein, Amsterdam, Vleeshal Middleburg, CAC Vilnius, Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, Hollybush Gardens, Londres, Centre d’art contemporain Witte de With et RongWrong, Amsterdam 

    BIOGRAPHIE DE BARBARA SIRIEIX

    Barbara Sirieix est curatrice indépendante et autrice. Après une maitrise en Histoire de l’Art à l’Université Paris I et un Master 2 en Théorie du Langage et des Arts à l’EHESS, elle s’engage de 2009 à 2011 dans des projets collectifs comme co-fondatrice de Redshoes, une structure de production et de diffusion de films d’artistes et de Treize, project space à Paris. Entre 2011 et 2012, elle travaille sur différents projets avec l’Appartement 22 à Rabat, notamment avec l’artiste Ismaïl Bahri. Elle participe à l’International Curator Course de la Biennale de Gwangju en 2012 et au Young Curators Workshop de la biennale de Berlin en 2014. En 2015, elle est invitée en résidence au centre d’art The Physics Room à Christchurch en Nouvelle Zélande et pour la réalisation de l’exposition The blue-gray wall. La même année, elle est en résidence d’écriture à La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec qui publie avec Dent-De-Leone son premier livre, 24 ter rue de la pierre feuillère. Projets d’expositions récents : Oeil de Lynx et Tête de Bois (co-curatrice : Emilie Renard), Occidental Temporary, Villejuif (2016) ; Scattered Disc, Futura, Prague (2017) ; Déclassement, Château d’Oiron ; Un Barbare à Paris (co-curateurs/trices : Joachim Hamou et Maija Rudovska), Fondation Ricard (2018). Elle est co-éditrice du livre Active Art publié par Paraguay Press et dont la sortie est prévue en mars 2019.